Officialisation de la cigarette electronique en Suisse

Depuis ces dernières années, la cigarette électronique s'est fait une place dans le monde des fumeurs. Depuis le début de sa commercialisation, plusieurs études et sondages auprès de millions de ses utilisateurs, ont montré que sur quatre personnes, trois d'entre elles arrivent à se libérer de la dépendance au tabac.

La plupart des fumeurs choisissent d'utiliser la cigarette électronique car elle leur permet un arrêt du tabac sans frustration et donc beaucoup plus facilement. Ils peuvent retrouver le geste et toutes les sensations d'une vraie cigarette sauf que cette alternative est 100 fois moins dangereuse selon les experts. De plus, les chiffres montrent bien à quel point la cigarette électronique gagne du terrain au sein de la population fumeuse mondiale. Selon le rapport du Tobacco Vapor Electronic Cigarette Association, qui a été présenté par son co-fondateur américain, Thomas Kiklas, d'année en année, la vente de l'e-cigarette ne cesse de monter en flèche car en 2010, ils comptaient jusqu'à 750 000 produits vendus. Le nombre d'utilisateurs atteignait déjà les 2.5 millions en 2011. Thomas Kiklas pense que d'ici quelques années, ces chiffres pourraient bien doubler.

Mais malgré ces faits, l'e-cigarette n'est pas encore reconnue par de nombreux organismes sanitaires comme méthode valable pour l'arrêt du tabac. Actuellement, la réglementation de la cigarette électronique se trouve au cœur des polémiques.

Néanmoins, en Suisse, la cigarette électronique voit un avenir meilleur. En décembre dernier, grâce à l'adoption de la motion du conseiller aux Etats, Roberto Zanetti, laquelle était nommée « Exonérer les cigarettes électroniques de l'impôt sur le tabac », l'Assemblée Nationale Suisse annonçait son soutien à la e-cigarette vu que son utilisation serait effectivement efficace pour aider les fumeurs à écraser la cigarette tueuse. Soumettre à l'impôt sur le tabac l'e-cigarette qui aide précisément les fumeurs à se libérer de leur dépendance à l'égard du tabac met à mal la cohérence de la politique de l'Etat en la matière. Chaque « cigarette virtuelle » fumée remplace une cigarette réelle : cela constituerait déjà un grand salut pour la prévention sanitaire même s'il est probable que cette motion pourrait perturber la politique de l'Etat vis-à-vis de la lutte contre le tabagisme.

A partir du 1er Avril 2012, suite à cette demande d'exonération des cigarettes électroniques de l'impôt sur le tabac, faite par le Parlement, le Conseil Fédéral Suisse, a décidé d'appliquer la nouvelle loi. En Suisse, les produits thérapeutiques ne sont pas considérés comme des produits de substitution au sens de la loi sur l'imposition du tabac et de ce fait, ils sont exonérés de l'impôt. Une bonne nouvelle pour les Vapoteurs Suisses !

La cigarette électronique ne devrait pas être soumise à l'impôt sur le tabac. Il faudrait qu'elle soit considérée comme un produit de substitution ou comme un moyen efficace pour remplacer définitivement la cigarette classique tout simplement car elle ne contient en aucun cas du tabac !

Pour de nombreux pays, la politique de l'Etat reste encore difficile à cerner et à justifier quand on parle de la réglementation de l'e-cigarette.